La Chine pourrait devenir la première puissance mondiale en 2030

Illustration de la puissance chinoise

Si le président américain, Donald Trump, a habitué le grand public à le voir prendre des décisions impulsives et insensées, il semble que sa guerre commerciale contre la Chine n’en fasse pas partie. En effet, l’Empire du milieu est sur la bonne voie pour devenir la première puissance mondiale au cours des 15 prochaines années. À moins que les États-Unis ne parviennent à l’en empêcher.

Une croissance sans égale

Depuis près de 40 ans, la Chine inquiète les grandes puissances mondiales soucieuses de conserver leur hégémonie. En 2005, le PIB de la Chine avait tout juste réussi à rejoindre le niveau de celui de la France pour la première fois. Aujourd’hui, les prévisions pour la fin de l’année 2018 le donnent 5 fois supérieur à celui de l’Hexagone.

Cette croissance spectaculaire ne s’est pas faite sans contreparties, évidemment. Pour multiplier par 200 son PIB entre 1960 et aujourd’hui, la Chine a dû sacrifier beaucoup de son territoire à la pollution chimique et atmosphérique. Le pays a également accepté de produire massivement, quitte à se coller la réputation d’une production de mauvaise qualité.

Pourtant, la Chine semble vouloir réaliser une transition douce vers un modèle économique plus durable. Ainsi, la qualité et la durabilité sont de plus en plus mises en avant. L’objectif est de profiter de sa place actuelle de seconde économie mondiale pour combler les faiblesses de son modèle économique. Ainsi, la Chine ne souhaite plus construire sa croissance sur le déséquilibre des marchés et l’épuisement des ressources naturelles.

Une croissance qui inquiète

Tant que la croissance chinoise était rapide, mais désorganisée, elle ne faisait pas vraiment de concurrence aux États-Unis. Certes, la délocalisation a coûté de nombreux emplois à travers le monde, mais les dirigeants des grandes sociétés et les investisseurs continuaient à y gagner beaucoup d’argent.

Cependant, depuis que la Chine a décidé de changer de modèle de développement et de se lancer dans la recherche et l’innovation, elle devient une concurrente directe de l’oncle Sam. La Chine a d’ailleurs déjà commencé à gagner de nombreuses parts de marché dans le domaine, notamment en devenant le deuxième plus grand investisseur au monde dans la R&D et le propriétaire du plus grand nombre de brevets au monde.

Voilà pourquoi, sans aucun doute possible, les États-Unis multiplient les tentatives pour enrayer cette croissance. Malgré tout, presque tous les observateurs, dont le FMI, s’accordent à dire que la Chine sera bel et bien la première puissance mondiale du XXIe siècle. Selon les outils d’observation utilisés, elle est d’ailleurs déjà la première puissance économique.

Une puissance encore fragile

Pourtant, même si la montée en puissance de la Chine semble inexorable, les États-Unis tiennent bon et pourraient avoir les moyens d’arrêter cette ascension. En effet, dans le cadre du bras de fer entre Pékin et Washington, la Chine aurait beaucoup plus à perdre que les États-Unis. Donald Trump le sait et il souhaite sans doute pousser les Chinois à commettre cette erreur.

Effectivement, chaque année, la Chine exporte environ 500 milliards de dollars de marchandises en direction des États-Unis. La perte de ce marché colossal pourrait porter un coup terrible à l’économie chinoise. Pourtant, la Chine ne semble pas vouloir céder, consciente sans doute de se battre pour son avenir et de l’importance de tenir tête aux États-Unis pour ancrer définitivement sa position de dangereux second et de futur premier.

Dans tous les cas, quel que soit le résultat de cette guerre commerciale, les États-Unis ne pourront pas empêcher la Chine d’apparaître aux yeux du grand public comme la prochaine puissance mondiale. L’oncle Sam pourra, peut-être, ralentir sa chute à la deuxième place, mais elle semble désormais totalement inévitable.

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