La Chine voit une nouvelle vague féministe

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L’impact du mouvement Me Too touche les femmes du monde entier et les peuples d’Asie de l’Est sont tout autant concernés. En Chine comme en Corée du Sud ou au Japon, les femmes ont souvent un chemin de vie qui se dessine autour de la vie de famille. Mari et enfant représentent la norme. Pourtant, depuis 2019, le féminisme radical s’impose de plus en plus. Les femmes revendiquent leur éthique égoïste.

Me Too relance le mouvement féministe en Asie de l’Est

Les horreurs révélées par le mouvement Me Too, grandissant depuis une dizaine d’années, ont permis de libérer la parole de nombreuses femmes. Ces dernières osent de plus en plus s’exprimer, conscientes qu’un changement de perception s’est opéré. En Europe comme en Asie, alors, les communautés de femmes se retrouvent et s’aident, pour se créer un nouveau futur. Les envies sont claires : dire adieu à la misogynie et au mode de vie patriarcal. Ce dernier, dans des pays comme la Chine, est néanmoins implanté jusque dans la structure gouvernementale.

C’est en Corée du Sud que le mouvement prend d’abord plein d’ampleur. Les femmes éduquées, généralement de classe moyenne urbaine, se détournent du chemin de vie classique attendu d’elles. En Chine comme en Corée, ou encore au Japon, les femmes sont habituellement mariées avant la trentaine. Si elles ont le droit de suivre des études, la majorité doit mettre sa carrière de côté afin d’élever leurs enfants. Le schéma où la femme s’occupe du mari et de la famille reste alors celui classique et, surtout, respecté.

Alors qu’en 1990, les femmes célibataires après la trentaine étaient rarissimes, les données ont changé. En 2015, par exemple, elles représentaient déjà un cinquième des femmes des grandes villes. Ces chiffres, depuis l’essor du mouvement Me Too, continuent d’aller vers la hausse. Une forme de radicalisme, même, se crée au sein de ces pays. Cependant, elles ne s’orientent pas toutes vers des extrêmes. 

Quelles nouvelles vies se construisent les femmes en Chine ?

Se libérant de ces carcans passés de date, modernisant leur vision du couple et de la vie de famille, les femmes s’autorisent des schémas jusqu’alors associés aux hommes. Elles s’engagent dans des études longues, elles voyagent à l’étranger, se rendant dans des pays voisins, comme la Corée du Sud, le Japon, ou encore des contrées lointaines, comme le Royaume-Uni ou la France.

S’aidant de services experts, leur permettant d’obtenir facilement l’autorisation électronique de voyage pour la Corée du Sud, par exemple, elles s’envolent loin de leurs schémas de vie balisés. Par ces années passées à l’étranger, dans le cadre de leurs études ou pour leurs carrières, elles prennent le temps de développer leur vie professionnelle. 

Plutôt que de la mettre de côté, pour s’occuper des enfants, leur épanouissement personnel revient au cœur de leur préoccupation. Plusieurs types de parcours se déclinent par conséquent, dans les mouvements féministes des pays de l’Est. Dans la majorité des cas, les femmes cherchent à mettre en avant leur rejet du circuit classique.

Les féministes et le rejet de la vie de famille en Chine

L’objectif premier de ces dernières, alors, n’est plus de trouver un mari et de concrétiser une vie familiale, d’apparence parfaite. Non, ces dernières s’ouvrent plutôt à toutes leurs ambitions personnelles, revendiquant une forme d’égoïsme individuel. Elles se détournent du mariage, dont elles ont rarement vu d’exemples vraiment heureux. Une relation amoureuse, disent-elles, n’a pas à être institutionnalisée pour être forte de sens.

Ces revendications sont parfois véhémentes, notamment sur les réseaux sociaux tels que Twitter, opposant même les femmes entre elles. En effet, cette vision extrême n’est pas le schéma apprécié par toutes. Certaines d’entre elles ont toujours des envies de maternité, de vie familiale classique, qu’elles soient avec une femme ou un homme. Seulement, l’opinion est partagée. Pour ces femmes modernes, ces femmes éduquées, leur avenir ne peut se construire sans cette vision féministe, où elles osent enfin se mettre en première place.

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