Quel est le salaire moyen en Chine ?

Des travailleurs chinois au travail

Quand on part travailler en Chine, il est légitime de s’interroger sur le salaire moyen chinois. Si le salaire minimum est équivalent à seulement 220 euros brut, les étrangers qui travaillent en Chine sont bien traités par la fiscalité locale, grâce à certaines règles qui relèvent le montant du salaire net.

Salaire brut moyen et revenu net

En Chine, la monnaie avec laquelle vous sera versé votre salaire s’appelle le Yuan. On l’appelle également le renminbi (ce qui veut littéralement dire « la monnaie du peuple ») et on l’abrège RMB. C’est d’ailleurs ce sigle qui est presque toujours utilisé pour éviter la confusion avec le « Y » de la monnaie japonaise, le Yen.

En Chine donc, vous toucherez votre salaire en RMB et, comme dans presque tous les pays du monde, un certain nombre de prestations sociales y seront prélevées avant que vous ne perceviez votre salaire brut. Il faut également savoir que les impôts sur le revenu sont prélevés à la source en Chine, avec une actualisation de votre situation à la fin de chaque année fiscale.

D’après la Banque mondiale, le revenu moyen annuel brut par habitant en Chine était de 56.000RMB en 2016, soit 8.250$. Un chiffre dont la croissance depuis 2004 est la plus importante de tout le continent asiatique et qui ne tardera pas à rattraper la moyenne mondiale de 10.295$. Évidemment, il existe de fortes disparités de revenus entre les villes et les campagnes, les expatriés qualifiés et les travailleurs non qualifiés.

Les avantages des travailleurs étrangers

La Chine a mis en place, depuis de nombreuses années déjà, une politique fiscale favorisant très largement l’arrivée de travailleurs détachés ou expatriés. Le pays a pour ambition de séduire ces talents étrangers pour leur permettre d’enrichir la Chine grâce à leur travail. Ainsi, quand vous êtes expatrié, vous bénéficiez de certains avantages fiscaux importants.

Jusqu’en 2011, les salariés étrangers bénéficiaient de larges abattements sur les charges sociales et patronales. En échange, ils ne bénéficiaient d’aucune couverture sociale, mais ils pouvaient profiter de la quasi-totalité de leur salaire et la différence entre revenu net et revenu brut était mince. En revanche, depuis 2011, certaines grandes villes de Chine commencent à appliquer des charges sociales et patronales sur les salaires des expatriés, pour aider à financer leur système social.

Un autre grand avantage dont disposent les salariés expatriés en Chine, c’est un abattement d’impôt systématique de 4800RMB par mois. C’est-à-dire que, lors du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu, il est d’abord retiré 4800RMB au salaire brut avant de calculer le taux d’imposition. Ainsi, beaucoup d’expatriés économisent des milliers de Yuans chaque année sur leurs impôts.

Les cotisations sociales et patronales chinoises

En Chine, comme dans presque tous les pays du monde qui ont mis en place un système de sécurité sociale, le financement des aides et prestations sociales est assuré par des cotisations versées chaque mois par l’employeur et des cotisations prélevées chaque mois sur le salaire brut de l’employé. Ces cotisations sont toujours exprimées en pourcentage du salaire brut.

En revanche, les pourcentages prélevés chaque mois varient d’une région à l’autre de la Chine, et même d’une ville chinoise à l’autre. Par exemple, l’assurance chômage à Pékin prélève 0,20% de votre salaire brut alors qu’elle en prélève 1% à Shanghai et 0 à Shenzen. Par ailleurs, l’assurance maternité et l’assurance accident du travail sont intégralement financées par l’employeur.

Enfin, les plus grosses différences de taux de cotisation concernent les cotisations patronales. Elles varient énormément d’une ville à l’autre, allant parfois du simple au double. Renseignez-vous donc bien sur la fiscalité de la province où vous allez travailler, parce que ces variations impliquent des variations dans les droits qui vous sont ouverts.

Les tranches d’imposition sur les salaires chinois

En Chine, il y a sept tranches d’imposition, allant de 3% à 45%. Les travailleurs sont imposés dès les premiers Yuans qu’ils gagnent. Pour des revenus compris en 0 et 1.500RMB, le taux d’imposition est de 3%. Entre 1.501 et 4.500RMB, 10% ; entre 4.501 et 9.000RMB, 20% ; entre 9.001 et 35.000, 25% ; entre 35.001 et 55.000, 30% ; 55.001 et 80.000RMB, 35%.

Au-delà de 80.000RMB de revenu mensuel, soit 11.700 dollars environ, l’impôt n’est plus progressif et le contribuable est toujours imposé à 45%. Comme l’impôt est prélevé à la source, ce pourcentage est directement prélevé sur le salaire brut du travailleur en même temps que les charges sociales et les cotisations patronales.

Enfin, en plus de l’abattement de 4.800RMB appliqué sur le salaire brut des travailleurs étrangers, vous aurez le droit à une réduction d’impôts automatique. Les Chinois bénéficient également de cette réduction qui varie selon la tranche d’imposition et s’applique dès la deuxième tranche : 2ème, 105RMB ; 3ème, 555RMB ; 4ème, 1.005RMB ; 5ème, 2.755RMB ; 6ème, 5.505 ; 7ème, 13.505.

Une économie en constante évolution

La Chine est un pays officiellement communiste, mais qui s’est ouvert au capitalisme depuis plusieurs décennies. Grâce à sa très large population et de nombreuses réformes économiques successives, le pays est en pleine croissance et la vie locale ainsi que les conditions de travail continuent à s’améliorer sans cesse.

Ainsi, pensez bien, avant de partir travailler en Chine, à vous renseigner longuement sur la fiscalité locale. Comme elle évolue en permanence et changera sûrement encore beaucoup dans les années à venir, il est important de se tenir à jour pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

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